Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 14:04
- Par nany64



PETIT MOT A L’ÉVENTUEL LECTEUR

 

J’ai choisi d’introduire au fils des lignes certains des poèmes que j’ai écrit depuis mon enfance afin d’illustrer mes propos. Si vous détestez la poésie, alors fermez vite ce«recueil», vous vous êtes trompé de page et par pitié, ne faire pas attention à l'orthographe….

 INTRODUCTION

 

Où et quand donc commence réellement cette histoire ? Je pense que c’est une multitude d’éléments convergents qui a tout déclenché.

 

117 kilos. C’est le poids que je faisais, il y a encore quelques mois. À l’heure où j’écris ces mots, je pèse 96,2Kg pour 1,68m et je viens juste d’avoir 30 ans.

 

J’ai eu ma première crise de boulimie à l’âge de 17 ans, mais celle-ci n’était pas « trop grave », 12 kilos, de 68 à 80 en quelques mois. Je revenais de Côte d’Ivoire, d’un séjour de deux années, séjour que je n’oublierai jamais… Je me retrouvais en banlieue parisienne où je regrettais amèrement ma vie merveilleuse en Afrique.

 

Est-ce vraiment là que tout à débuter ? Je dois avouer que toute ma vie, j’ai été gourmande, de tout, de sucré, de salé, de vivre. J’ai toujours vécu avec une sensibilité à fleur de peau, et bien trop d’imagination. Dès l’âge de 7 ans, j’écrivais des poèmes, et je remplissais consciencieusement un journal, pour évacuer mes peines, exprimer mon bonheur ainsi que tous les sentiments que je pouvais ressentir. Mais plus que tout, j’avais ce besoin inconscient, insidieux, presque maladif, d’être aimé, aimée de tous, comprise, admirée. 

 

Pour arriver à cela, j’étais prête à faire n’importe quoi : danser, chanter, faire le clown, être l’amie toujours gaie, qui réconforte et qui fait rire. La jeune fille qui sait d’instinct s’adapter à toutes les situations, avec des adultes ou des enfants…. 

 

 

 

Quelquefois j’ai l’impression d’avoir trop d’amour, et que personne n’en veut. Il déborde de moi, et je ne sais ni quoi en faire, ni à qui l’offrir. On dirait que les hommes de nos jours ont peur. Ils ont peur des femmes qui ont du caractère, peur de celles qui ne seront pas suffisamment présentables devant leurs amis, peur de paraître ridicules… Oui je crois que malheureusement c’est le mot clé de notre société ? LE PARAITRE.

 

Pourquoi me direz-vous ? parce que nous sommes une société et des générations qui ont été gavées d’images, la télé, les magazines, les pubs, partout nous sommes entourés d’images, et dès notre petite enfance, on nous inculque des images. On en a plein la tête. Alors forcément, nous sommes de plus en plus complexe, en grandissant. 

 

Nous avons en mémoire l’image que l’on doit représenter dans la société, image, que l’on s’est forgé pendant notre adolescence et durant nos études. Elle est différente de l’image d’une famille qu’on nous a enseigné en tant que petite fille, différente elle aussi de l’image qu’on se fait de soi, et encore plus de celle que les autres se font de vous. C’est difficile de s’y retrouver, de se retrouver.

 

Et bien sûr, même si l’on sait pertinemment que nous sommes tous différents, et que personne n’est parfait, chacune d’entre nous voudrais être la femme de tête, l’intellectuelle ou la femme d’affaire qu’on a découvert dans « Working girl », tout en étant la femme de cœur, celle qui se dévoue pour le bonheur des autres ou de sa famille. Et n’oublions pas cette femme sensuelle, mystérieuse et intelligente que l’on admire telle Catherine Zeta Jones, Monica Bellucci ou Rita Hayworth. C’est vrai, on veut tout, et pour finir, en réalité, nous ne sommes rien de tout cela, nous ne somme que nous, mais qui sommes-nous ?

 

 

 

Se connaît-on vraiment, savons-nous exactement à l’avance les réactions que nous aurons dans telle ou telle situation ? Je ne crois pas, je pense que l’on se découvre au fur et à mesure que la vie nous donne des coups, nous frappe en pleine face ou dans le dos. Je crois pertinemment que nous nous forgeons un caractère et une identité, au fur et à mesure de notre vie et de nos expériences. Et je pense que c’est cela, le mélange, d’éducation, d’expériences, de caractère qui fait notre personne.

 

C’est ce qui me fait peur. Petite, j’étais joyeuse, drôle, j’avais beaucoup de rêves, d’espoir et je croyais. Je croyais en l’homme (dans tous les sens du terme), en la vie, en l’amour, en la fidélité, en l’amitié indestructible. Et maintenant, même si quelque part, tout au fond de moi, j’espère, je veux y croire, souvent, j’ai l’impression que rien n’est vrai, que tout est mensonge, que rien de ce que l’on m’a appris n’existe.

 

Je vois la guerre, le terrorisme, je vois la haine, j’en ai comme tout le monde, je connais la solitude, le désespoir, la tristesse, les mensonges, les faux-culs. Et bien souvent je me dis que je préfère les Walt Disney, les comédies musicales, et les films romantiques, à la vie, la vraie.

 

 

 

Quelquefois je me dis que si un jour, j’ai des enfants, je ne leur montrerai jamais ce genre de films, pour qu’ils n’aient pas d’espoirs insensés, qu’ils ne soient jamais déçus…Mais quelle espèce d’enfance triste et désabusée leur offrirai-je ainsi. Comment pourraient-ils avoir des rêves, des espoirs, des envies de vivre, c’est difficile de choisir pour eux. Mylène Farmer a-t-elle raison ? Sommes nous une génération désenchantée ?

 

J’ai peur, peur d’être trop sensible, peur d’avoir trop d’espoir, de ne plus en avoir, peur de ne plus y croire. Et ces sentiments diamétralement opposés, s’affronte toute la journée. Peur d’avoir confiance en quelqu’un et d’être déçue, une fois de plus, de retomber au plus bas. Peur aussi de ne plus jamais être capable de faire confiance à qui que ce soit. Suis-je trop compliquée, ou suis-je simplement comme tout le monde. Quelqu’un sera-t-il capable de me faire oublier ce que j’ai vu, vécu, cru ? Et si c’est le cas, où est-il ; qu’attends-il ? Est ce uniquement mon physique qui le repousse pour l’instant ? 

 

Et on en revient au même point. N’y a-t-il donc que l’apparence qui compte sur cette terre ? Quelle tristesse, quel dommage. Car je sais bien moi, qu’à chaque fois que je suis tombée amoureuse, que j’étais enfin heureuse, je redevenais, la jeune fille, gaie, heureuse, drôle, belle car mince de nouveau, et bien, si bien dans sa peau…..

 

Ma vie ne serait-elle donc qu’un simple cercle vicieux ?

 

 

 

Publié dans : Le cercle vicieux - Communauté : Le quotidien d'une ronde
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Commentaires

Bonsoir NANY, tu es bienvenue dans la communauté "île des poètes immortels, les" surtout n'hésite pas de te présenter aux membres de la communauté dans le forum des présentations et y participer pour découvrir les univers des membres et agrandir le cercle d’amitié, merci d'avoir choisi ma communauté, bon jeudi de semaine et à très bientôt.

PS: je m'excuse du retard pour valider ton inscription car j'étais absente, une petite pause pour reprendre mon blog en forme.
Commentaire n°1 posté par Fathia.Nasr le 20/11/2009 à 00h32
Un blog qui me plait beaucoup, et que je reviendrais lire souvent..C'est promis! est ce que je peux te mettre dans mes liens?
En ce qui concerne les enfants, j'en ai 3, et comme toi, j'ai pas mal dechanté dans la vie...Mais je leur apprends tout de même avec des étoiles et de la poudre de fée dans le coeur....Ca aide toujours...Enfin, je pense!
Bienvenue dans ma communauté!
Commentaire n°2 posté par EDENSLAND le 21/11/2009 à 21h52
Merci de ton gentil message. Je suis ravie d'entrer dans ta communauté et cela me fait très plaisir que tu mette un lien puis-je faire de même? Tu as bien sur raison pour tes enfants, si ce n'est pas pendant l'enfance que l'on apprend à rêver, on ne pourrait plus jamais l'apprendre... 
Réponse de nany64 le 23/11/2009 à 12h51

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